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Au Zimbabwe, le système scolaire s’est effondré, ruiné par la crise.

mardi 31 mars 2009, par FROISSART Philippe

La crise touche tous les secteurs, dans les pays riches, comme les pays pauvres comme le montre la grève de quasiment la totalité des enseignants zimbabwéens.
Ainsi, un professeur zimbabwéen exprime sa tristesse car, le 27 janvier 2009 jours de rentrée nationale, il n’y avait pas un seul élève devant l’école alors qu’habituellement elle en comptait 1 300. Il ajoute qu’il ne fait pas grève par plaisir mais à cause de difficultés financières, car il perçoit 26 000 milliards de dollars zimbabwéens. Cela peut sembler énorme mais cette somme équivaut en fait à un demi dollar américain, et permet d’acheter 500 grammes de sel au sein de ce pays. Ce même jour, 3,4 millions d’élèves zimbabwéens ont dû rentrer chez eux car il y avait trop peu d’enseignants. La grève touche non seulement les écoles mais aussi les universités.
Dans ce pays, réputé depuis une dizaine d’années, pour avoir l’un des meilleurs systèmes éducatifs d’Afrique, les autorités avaient déjà dû reporter de deux semaines la rentrée des classes. En effet aucune négociation avec le gouvernement n’a été établie, les réclamations des enseignants (hausse des salaires et être payés en dollars américains) restent sans réponse. Alors pour continuer à vivre beaucoup d’enseignants multiplient les petits boulots, et sur 130 000 enseignants, depuis 2000, 80 000 ont quitté leur pays pour l’Europe et l’Australie. Et si certains y trouvent un salaire décent, nombres d’entre eux doivent changer de métier.
La crise touche les enseignants mais aussi les enfants zimbabwéens. Début 2008, 85% des effectifs étaient présents, 9 mois plus tard il n’en reste plus que 20%. Les causes de cet absentéisme croissant sont doubles. Tout d’abord le nombre insuffisant d’enseignant ne permet pas d’accueillir les élèves. De plus, les parents envoient leurs enfants vendre entre autres des bonbons et des cigarettes pour rapporter de l’argent à la maison. Alors pour continuer à fonctionner certains établissements imposent des frais de scolarités, quant aux universités elles imposent ces frais en dollars américains ce qui révolte l’Union Nationale des Etudiants du Zimbabwe car la majorité de la population n’a même pas accès à cette monnaie.

 

 

 

Le Monde 29 janvier 2009.

 

Fossati Laurianne Tes 3, 2008-2009

 

 

 
 
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