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Relancer le pouvoir d’achat sans aggraver le déficit ...

mardi 5 février 2008, par FROISSART Philippe

Lors de sa visite à Pékin devant la chambre du commerce franco-chinoise, M. Nicolas Sarkozy n’a aucunement mentionné les propositions qu’il compte faire pour relancer le pouvoir d’achat des Français ; le Président de la République déclare alors : « Je veux que vous sachiez que ce que nous avons engagé avec François Fillon ne s’arrêtera pas. Ce n’est que le début. Je suis sûr que ça réjouit une majorité d’entre vous. Cela peut en inquiéter une petite minorité mais c’est comme ça (…). Le gouvernement doit porter un mouvement de réformes pour arriver au plein emploi ». Mais d’après les données d’un sondage Ifop pour Dimanche Ouest-France près de deux tiers des personnes questionnées expriment avoir constaté une baisse de leur pouvoir d’achat depuis un an. Alors qu’une étude faite par l’Insee démontre que le pouvoir d’achat du revenu disponible brut des ménages a subi une augmentation de 2,4% en 2006 et devrait augmenter de 3,2% en 2007. Il y a donc une divergence entre les constatations des sondés et celles de l’Insee.
Les personnes sondées plébiscitent comme mesure possible, une baisse de la TVA ainsi que sur la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) qui ne cesse d’augmenter, le coût du pétrole ayant atteint la barre record des cent dollars le baril en fin d’année 2007. Également une hausse du SMIC, une baisse des impôts sur le revenu et le développement de la participation et de l’intéressement des salariés. Mais ni TVA, ni TIPP, ni hausse du SMIC ne font pour le moment partie des préoccupations de l’Etat comme l’indique le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez : « Le pouvoir d’achat, c’est la principale préoccupation des Français. On a essayé de faire une première série de mesures en juillet. On voit bien aujourd’hui qu’il reste des points de tension sur le pétrole, sur le logement, sur les prix alimentaires. Donc c’est important qu’on aille au-delà et qu’on essaye de trouver de nouvelles mesures ». La relance du pouvoir d’achat est un sujet de débat au sein de la majorité.
Dans un souci de ne pas aggraver l’état des finances publiques, les députés de la majorité cherchent à relancer le pouvoir économique en permettant aux entreprises de déroger aux accords de branche lorsque ceux-ci imposent un contingent d’« heures sup’ » inférieur aux 220 heures légales.
Le groupe UMP préconise l’instauration d’un « bonus-malus » sur le tiers des trente milliards d’euros d’exonération dans ce même but de développer le pouvoir d’achat Français.
 
 
Le Monde, mardi 27 novembre 2007.
Garnier Célia, 1ES2, année 2007-2008.
 
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