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A Vincennes, la tension reste palpable dans l’un des centres de rétention pour sans-papiers

dimanche 3 février 2008, par FROISSART Philippe

Depuis le 20 décembre 2007, l’administration française reçoit des plaintes de plusieurs dizaines d’étranger sans papiers placés dans les centres de rétentions administratifs du Mesnil-Amelot situé en Seine-et-Marne et de celui de Vincennes dans le Val de Marne.
C’est plus particulièrement dans le centre de Vincennes que des rebellions visant à alerter l’opinion publique concernant leurs conditions d’arrestations mais surtout de leur détentions ont été signalé. En effet, dans la nuit du 29 au 30 décembre 2007, des heurts ont éclaté entre les détenus qui refusaient de rejoindre leur cellule et de se nourrir et les forces de l’ordre sans faire de blessés .Le 31 décembre, des membres de la CIMADE, qui est le seul organisme autorisé à visiter le centre, ont constaté des maltraitances physiques appuyées par un témoignage téléphonique de deux détenus affirmant avoir reçu des coups de la part des policiers. Quelques jours avant cette visite, des détenus situés au centre du Mesnil-Amelot avaient rédigé une lettre de doléances dénonçant le manque d’hygiène, les fouilles au corps humiliantes, mais surtout ils avaient le sentiment d’être considérés et traités comme du bétail ce qui les a poussé à entamer une grève de la faim.
D’après leurs témoignages, ils sont accueillis comme des criminels ce qui provoque une agressivité extrême des forces de l’ordre qui pour des motifs inexistants placent des détenus en isolement forcé. Tout est fait de telle manière que même la nuit, la tranquillité est inexistante, soit à causes du froid intense lié à l’absence de chauffage, soit aux bruits incessants des veilleurs de nuit. Quelles réponses nous apportent le ministère de l’immigration à ses dérives ? « De toute façon, ils ont vocation à retourner dans leur pays »
Et il ajoute que les expulsions de sans papiers passeront de 25 000 en 2007 à 28 000 en 2010.
Lors d’une de ses dernière visite au centre de Vincennes, la CIMADE dénonce l’augmentation des actes de désespoirs liés à la maltraitance (tentatives de suicides, automutilations, grèves de la faim …). Le seul moyen pour les retenus de bénéficier de conditions meilleurs est le soutien que leur apportent les associations tels le RESEAU EDUCATION SANS FRONTIERE (RESF). Mais cela suffira-t-il à leur rendre leur dignité perdue ? Seul l’Etat peut y remédier.
 
Le Monde, le 2 janvier 2008
Lamour Maxime 1ES2 année 2007-2008
 
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