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Pétrodollars et tourisme au Maroc

mardi 23 octobre 2007, par FROISSART Philippe

« Une pluie de pétrodollars venue du Golfe stimule l’immobilier et le tourisme marocains »
Le Monde, mercredi 5 septembre 2007.
 
« L’objectif du Maroc est d’atteindre les 10 millions de touristes en 2010. »
Cela souligne le désir du royaume marocain de vouloir accroître considérablement ses capacités d’accueille pour le tourisme. En effet depuis plusieurs années on constate une augmentation croissante du nombre de touristes (essentiellement Français, Espagnols et Britanniques) achetant massivement aux Maroc.
Ainsi le seul moyen de satisfaire la demande, de plus en plus importante, c’est que l’offre du marché puisse suivre. Les autorités marocaines ont donc dû avoir recourt aux investissements étrangers de manière à ce que l’immobilier et le tourisme puissent fleurir, répondant ainsi à une demande de plus en plus nombreuse.
Car elles sont nombreuses les entreprises étrangères qui investissent. Plus des deux tiers des investissements proviennent d’entreprises originaires de l’Union européenne (surtout françaises et espagnoles) et le dernier tiers des entreprises des pays du Golfe (surtout des Emirats Arabes Unis). Les investissements étrangers au Maroc on été multipliés par 6 en 10 ans, passant de 500 millions de dollars en 1990 à 3 milliards de dollars en 2007.
Or on constate que les investissements arabes occupent une part de plus en plus importante dans les investissements étrangers ; ce sont les sociétés Emiraties, tel le géant de l’immobiliers Emaar ou encore la Dubaï Holding, ou qatarines qui investissent le plus, multipliant les projets pharamineux : construction d’hôtels et d’appartements de luxe, construction de stations de ski, exploitation et développement du territoire national, construction de complexes ultra luxueux et de grands golfs etc.…
Les sommes investies sont collosales. Le Royaume Magrébin est inondé de pétrodollars des pays arabes exportateur de pétrole, c’est une véritable course à l’investissement.
 
Or ces fabuleux contrats sont certes un bien pour l’économie du pays mais ce n’est qu’une petite partie de la population qui en bénéficie. Ces sommes mirobolantes accentuent les inégalités entre une population bénéficiant des recettes du tourisme et une autre de plus en plus poussée à la pauvreté.
 
ORTUNO, Nicolas, Tes3, 2007-2008
 
 
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