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DSK et FMI

mardi 23 octobre 2007, par FROISSART Philippe

Dominique Strauss-Kahn : « Le FMI ne peut plus se contenter d’être un gendarme »
Le Monde, mardi 2 octobre 2007
 Dominique Strauss-Kahn (DSK), homme politique français, membre du Parti Socialiste, a été élu, le mardi 28 septembre 2007, directeur du Fonds Monétaire International (FMI). Dans une interview accordée au journal Le Monde, il évoque les conditions de son élection ainsi que la crise qui touche le FMI et dévoile ses objectifs.
 Tout d’abord, le néo-directeur explique les raisons qui l’ont poussé à se présenter : réguler la mondialisation en limitant ses effets négatifs est l’un de ses principaux buts, en prenant la tête du FMI, il peut enfin « mettre la main à la pâte ». Afin d’être élu, DSK a effectué une longue campagne à travers le monde, il est allé à la rencontre des pays pauvres et des pays émergeants, leur soutien a été primordial. Mais les conditions de son élection ont été critiquées, notamment par les Russes et quelques Latinos Américains ; DSK se défend en disant qu’il veut « rassembler et convaincre autour d’un projet de réforme ». Selon lui, n’importe quel ressortissant d’un des pays membres peut diriger le Fonds.
 Il évoque par ailleurs les raisons de la crise qui touche l’institution ; en effet, ses ressources sont en baisse car elles sont fondées sur les intérêts des prêts accordés aux pays en crise. En outre, le FMI ne peut plus être un « gendarme » comme il l’était lors de sa création, il doit s’adapter à la complexité du monde. D’après lui, les nouveaux pays émergeants comme la Chine ou bien l’Inde « veulent peser davantage », le FMI doit donc prendre cette volonté en compte ainsi que leur poids de plus en plus important dans les relations internationales.
 Enfin, il dévoile ses projets, il ne réfute pas l’idée de vendre une partie de l’or du Fonds mais avoue avoir d’autres idées. En effet, il privilégie l’ouverture du FMI à d’avantage de personnes « venues de tous les horizons géographiques ». Selon lui l’Europe et l’Amérique du Nord ont une place trop importante par rapport aux autres continents. De plus, il prévoit de travailler en coopération avec la Banque Mondiale et espère aussi mettre en place une collaboration avec l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).
 Ainsi DSK fonde son programme sur l’entraide entre les diverses organisations internationales car selon lui : « quand les problèmes sont globaux, les solutions doivent être globales ».
Francescato Bastien, TES3 Année 2007-2008
 
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