Joliot Curie
Lycée
Aubagne
 

Métamorphose de l’Afrique

mercredi 17 octobre 2007, par FROISSART Philippe

ECONOMIE DU DEVELOPPEMENT : Le Monde, samedi 13 octobre 2007
Préparons-nous à la métamorphose de l’Afrique
 
L’Afrique est bien sûr le continent le plus pauvre du monde, et ses habitants seraient promis à un avenir sombre mais dont la solidarité internationale contribuerait à atténuer. L’Afrique subsaharienne qui compte aujourd’hui 750 millions d’habitants verra sa population passer à 1.2 milliard en 2025 et 1.7 milliard en 2050. Cette dynamique s’accompagne d’une urbanisation massive : on comptait 20 millions d’africains en ville en 1950, 200 millions en 2000 et on prévoit 600 millions d’habitants pour 2025. Cette Afrique sera aussi très jeune avec 65 % de moins de 25 ans.
On verra trois conséquences à ces mutations majeures :
  • conséquences migratoires : la mobilité des populations augmentera pour s’équilibrer entre zones surpeuplées et zone à faible densité,
  • conséquences géopolitiques : il pourrait y avoir de fortes tensions politiques suite au doublement de population en moins de quarante ans,
  • conséquences économiques : hausse de la productivité due au regroupement des africains ; équipements en routes, écoles, hôpitaux. Puis dans le domaine macroéconomique : prix croissant des matières premières, disparition de l’hyperinflation, réduction de la dette souveraine africaine.
Le but étant de faire passer la croissance du continent de 5 % actuellement à 8 % ou 10 % par an. Pour cela il faut laisser les économies africaines s’insérer dans le système commercial international et ouvrir nos marchés à leurs biens. Mais cette entrée dans la mondialisation ne peut avoir lieu en l’absence d’un réseau d’infrastructures et d’un tissu industriel et commercial dynamique. L’atténuation des facteurs structurels de crise (tensions foncières, inégalités de revenu, accès aux ressources naturelles) fait également partie de la solution. Il faudra donc mobiliser de l’épargne mais pour avoir une croissance durable et équilibrée il faut un effort international important d’aide publique. Si l’Afrique ne s’engage pas dans cette voie nous risquons brusquement de la voir dans nos politiques intérieures.
MUSACCHIA CHARLENE, TES3, année 2007/08
 
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