Joliot Curie
Lycée
Aubagne
 

Sur l’océan avec Jack London

mardi 30 janvier 2018, par DESROCHES EVA, DEWILDE M. 

La classe Patrimoine « dans les mers du Sud », sur les traces de Jack London.
La dernière sortie de l’année 2017 pour la 2nde 1 EDE Patrimoine, le 19 décembre au Centre de la Vieille Charité à Marseille, avait un petit air de grandes vacances dans le Pacifique Sud ! Elle a permis de découvrir la superbe exposition (proposée par le Musée d’Arts Africains, Océaniens, Amérindiens et le spécialiste de London, Michel Viotte) retraçant « l’odyssée du Snark » entre 1907 et 1909, conduite par Jack London et ses compagnons de voyage.

L’exposition suit, salle après salle, les étapes d’une aventure maritime exceptionnelle, à la rencontre des peuples et de leurs richesses culturelles, d’Hawaï aux Iles Salomon. Parti de San Francisco en avril 1907, l’équipage du « Snark » fait escale sur l’archipel d’Hawaï, explore la Polynésie Française, puis les îles Samoa, Les Fidji, les Nouvelles-Hébrides et s’achève au début de l’année 1909 aux Iles Salomon, après qu’une maladie cutanée due au soleil ait contraint l’écrivain à interrompre son périple. Pourtant, Jack et sa femme Charmian London avaient déjà surmonté bien des obstacles, comme l’incompétence de leur premier capitaine à bord du Snark, des défauts de construction du navire mis à rude épreuve dès la première tempête, le manque de réserves d’eau comblé providentiellement par la pluie…

L’écrivain dut apprendre par lui-même le pilotage du bateau, l’utilisation du sextant et des cartes, pour mener d’archipel en archipel son épouse et ses amis journalistes à la rencontre des peuples du Pacifique. A Hawaï, où l’escale se prolonge durant 5 mois pour réparer les avaries du navire, ils arpentent les pentes du sommet volcanique et visitent les vastes plantations des élites anglo-saxonnes. Ils découvrent aussi Molokai, l’île des lépreux. Avec Alexander Hume Ford, journaliste de Caroline du Nord, London s’essaie à la pratique du surf, sport autrefois réservé aux chefs tribaux pour affirmer leur autorité puis presque disparu sous l’influence répressive des premiers missionnaires protestants. Ils contribueront ainsi à la renaissance et à la diffusion de ce sport ancestral, au cours du XXe siècle.
Lors des escales suivantes aux îles Marquises, en Polynésie Française, aux îles Fidji, Jack London et ses amis font de multiples rencontres avec les peuples autochtones, prennent de nombreuses photographies qui sont encore aujourd’hui de précieux témoignages sur les modes de vie, les coutumes, les paysages, les arts et techniques de ces peuples. Ils rapportent des objets rituels et décoratifs comme des statuettes d’Hawaï, des boucliers des îles Salomon, d’impressionnants casse-têtes des îles Fidji ou des coffres de bois sculptés. Ils collectionnent aussi les parures festives comme des ceintures, des coiffes et des vêtements traditionnels. Des masques composés de matières naturelles (terre, fibres végétales, plumes, pelages et coquillages) ont été collectés au fil des escales. L’exposition montrait même des photographies réalisées d’après des mises en scènes organisées par l’écrivain, pour représenter des rituels guerriers presque transformés en chorégraphies et combattre ainsi les préjugés occidentaux sur la « sauvagerie » de ces populations. L’approche respectueuse et quasiment ethnographique de l’équipage du Snark se manifeste aussi dans l’intérêt pour les instruments de musique traditionnelle (la flûte nasale, par exemple), les chants, qui font l’objet de quelques enregistrements. Parfois, J. London rencontre quelques occidentaux originaux installés parmi les peuples océaniens qui ont comme lui ressenti « l’appel du grand sud » (et pas seulement « l’appel de la forêt » canadienne, du titre d’un des romans les plus fameux de cet auteur !). Un hommage à un autre grand écrivain voyageur, R.L. Stevenson (l’auteur de L’Ile au trésor) est rendu au passage sur les îles Samoa. Sur les îles Fidji, en revanche, ils ressentent fortement les tensions raciales. Le périple s’achève sur les îles Salomon où le navire doit à nouveau être réparé, tandis que Jack London doit se faire rapatrier à Sidney en Australie pour y être soigné.
L’ exposition sur l’odyssée de Jack London dans les mers du Sud a parfaitement mis en scène la curiosité, l’aventure et le goût de la rencontre qui habitaient cet auteur et qu’elle a su transmettre de manière captivante à nos jeunes « explorateurs » du patrimoine, dont l’esprit d’ouverture, la richesse culturelle et les valeurs universelles de tolérance et de fraternité grandissent au cours de cette année de découvertes culturelles et artistiques.
(Texte réalisé par M. Dewilde, à partir des contributions de Sébastien, Mélanie, Théo, Sofia, Laura, Tristan, Eva, Julien, Violaine, Diane, El Bachir, Emeline, Nicolas, Morgane, élèves de l’EDE Patrimoine en 2e1).

Mme Desroches et M. Dewilde

 
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